Myanmar

Train birman et viaduc de Gokteik

Il y aurait matière à écrire tout un roman sur les trains birmans mais commençons déjà par un article. J’aime beaucoup prendre le train que ce soit chez moi ou en voyage. C’est un moyen de transport généralement bien confortable et parfait tant pour les trajets courts que pour les trajets plus longs. Il est facile de s’y reposer et de lire un bouquin. Et puis, c’est un des seuls moyens de locomotion dans lequel je ne suis pas malade. Ces arguments sont valables pour les trains dans la grande majorité des pays. Même en Inde. Oui, mais pas en Birmanie. Non. En Birmanie, le train, c’est un peu comme un bateau en plein tempête…

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Mon billet en main, je grimpe dans le train et prends rapidement place. Les sièges sont numérotés. Je suis installée sur une banquette en bois, face à deux français, A. et J., voyageurs solo faisant un bout de route ensemble. Nous discutons un moment avant de prendre le temps d’admirer le paysage. Comme pour la plupart des trains en Asie du Sud-Est, les portes restent ouvertes, nous offrant ainsi un bel observatoire et poste de photographie sans reflet.

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Le wagon, bien qu’en classe éco, est rempli de touristes, notamment de groupes faisant le trajet pour passer sur le viaduc de Gokteik, avant de repartir vers Pyin U Lwin en bus.

Le viaduc de Gokteik…. vous en avez déjà entendu parler ? Avant mon voyage au Myanmar, ce nom m’était inconnu. C’est le plus haut pont du Myanmar avec 102 mètres de hauteur à son pic. Ce chantier majeur fut, on s’en doute, entrepris par l’Empire Britannique en 1889. Tout de ferraille, c’est un peu un miracle de la technique. Lorsque le train s’avance délicatement sur le pont, tout piaillement s’arrête, silence accentué par un arrêt d’une courte minute à moins de 10 mètres du précipice du pont.Est-ce là notre dernière minute avant la descente aux Enfers ? Avouons-le, c’est le cadre parfait pour cette dernière minute, en voyage, paysage de toute splendeur…

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Bref. On a tous survécu. Le chauffeur nous a rajouté un peu de suspens, faisant la course avec l’escargot caché sous les rails. L’escargot a gagné.

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Pendant ce temps-là, tous aux fenêtres (j’ai bien cru qu’on allait basculer), les touristes font crépiter les flashs. Une fois le pont passé, le brinquebalement recommence gaiement.

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Le voyage est vraiment long et nous avons environ 1h de retard. Néanmoins, les paysages que nous traversons nous font oublier la pénibilité du voyage.

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Comme lors de n’importe quel voyage en train, nous nous arrêtons dans certaines gares, des passagers descendent alors que d’autres montent. Quelques vendeurs ambulants se pressent aux fenêtres et offrent eau, snacks et fleurs aux voyageurs fatigués.

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Certains arrivent à s’endormir malgré les secousses (la question est « quand allons-nous dérailler ? ») et moi, je lis une bonne partie du voyage en rigolant toute seule. Noé m’a refilé « Complètement cramé » de Gilles Legardinier.

Au bout de 6h30 de voyage tout en secousses, je commence à avoir la nausée et décide donc de faire un petit somme. La courte nuit dans le bus aidant, je dors 1h, juste de quoi me sentir mieux. Nous arrivons en gare de Hsipaw quelques minutes plus tard.

Commentaires (1)

  • Merci beaucoup Sylvie! Oui, en effet très impresssionnant – mon coeur s’est arrêté de battre un moment !

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