Myanmar

Birmanie – en paix à Kyaukme

Kyaukme, c’est un échappatoire, la vie, le bol d’air frais et la paix. C’est ne rien faire et profiter. Sourire et partager. Comme ses sonorités, on lui dit ciao mais… on le regrette déjà. 

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Peu de photos de la ville en elle-même. Kyaukme est une ville dans laquelle on oublie que l’on est touriste pour mieux profiter de la vie qui nous entoure.

S. et moi attendons notre bus pour Kyaukme en papotant, assises sur des sièges en bambou, sur le bord de la route principale à Hsipaw. On est à ce moment du voyage où l’on ne pense plus vraiment au départ et à l’arrivée. On est dans un flottement continuel, juste heureuses de la découverte perpétuelle.

Dans le bus, ni trop vieux, ni trop récent, nous rencontrons un jeune birman originaire de la région de Kashin, près de la Chine, qui travaille pour une ONG pour l’aide au développement des régions rurales. Son collègue et lui voyagent ainsi de village en village afin d’offrir des possibilités d’amélioration des techniques agricoles, en l’occurrence, le séchage des cultures avec un appareil solaire (plutôt que de tout faire sécher à même le sol). Il parle très bien anglais et nous discutons tout le long du trajet, ne sentant ainsi pas le temps passer.

N’ayant pas d’hôtel réservé, nous décidons de le suivre dans sa guesthouse, qui n’est autre que l’AYO guesthouse, censée être le seul hôtel ouvert aux étrangers à Kyaukme si vous en croyez les guides papiers. Eux paient 2500 kyats chacun pour une chambre double standard mais à l’arrivée, nous apprenons que comme nous sommes étrangers, nous devrions payer plus de 20000 kyats par personne pour la même chambre… un sacré budget pour une chambre standard.

On décide donc d’aller voir dans les autres guesthouses, en ayant aperçu une de l’autre côté de la rue. Nous resterons finalement à la Northern Rock Guesthouse, juste en face, pour un prix plus que correct.
Arrivées vers 15h30, nous décidons d’aller nous promener en direction de la sunset hill où nous pourrions admirer, une fois de plus, le coucher de soleil. Nous n’irons finalement que jusqu’au marché, à 100m de là. Nous y croisons Peter, notre ami de l’ONG qui nous accompagne dans notre découverte des produits locaux. Il nous commentera tous les légumes et autres mets, pour nous si étranges, pour lui son quotidien, que nous voyons et répond avec plaisir à nos questions. S. et moi nous empiffrons de pâtisseries birmanes, toutes aussi bonnes les unes que les autres, bien qu’assez grasses. Malgré l’exercice quotidien, ce n’est décidément pas ici que nous allons mincir.

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Nous allons, pour finir nous poser dans un petit restaurant indien, et suivrons une leçon de birman en sirotant un très bon chai. Les propriétaires sont adorables et nous nous promettons de revenir le lendemain pour goûter aux chapatis.
Le lendemain, nous allons au café face au marché (qui est d’ailleurs inexistant le matin) où nous prenons un copieux petit déjeuner avec chai et de nombreuses pâtisseries birmanes (cigares à la banane, boule de mie de pain caramélisée, longs churros non sucrés, beignets plats au sucre etc) pour 100kyats par mets.

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Nous passons ensuite à la banque puis à la gare routière où je souhaite me renseigner sur les bus et pick-ups pour le lac Inle. C’est réellement un casse-tête et personne ne parle anglais. Finalement, un professeur d’anglais passant récupérer un colis nous servira de traducteur. Trouver un transport adapté et bon marché s’avère être une mission impossible.

Nous marchons finalement longuement dans la ville et rendons visite au professeur d’anglais et à ses élèves, ravis de nous voir et nous accueillant avec de joyeux « hello! hello! ».

Nous discutions avec le professeur et son fils et apprenons ainsi qu’un grand nombre de familles chinoises se sont installées à Kyaukme. Environ 20% de la population est riche, ce qui correspond plus ou moins à ces familles., des commerçants s’occupant de l’export de marchandises (thé, mais etc) vers la Chine.

Le jeune fils du professeur nous emmène à la piscine située à proximité. En chemin, nous discutons de son avenir. Que souhaite-t-il faire comme études ? Sa réponse fut aussi marquante que choquante, pour deux françaises comme nous. Il souhaiterait être ingénieur. Doué à l’école, ses parents ont de bons moyens financiers, il y arriverait sûrement. Mais au lieu de pouvoir poursuivre son rêve, il devra sûrement choisir la raison et devenir… guide touristique afin de s’assurer un bien meilleur salaire. Le tourisme est en plein essor, les touristes ont de l’argent. Il est dommage que dans un pays en plein développement tel que le Myanmar, les jeunes soient poussés, par leur famille et le contexte, à nous guider plutôt qu’à construire leur pays. Bref. L’eau du bassin est verte.

Autour de la piscine a été aménagée une mini-piste de patin à roulettes ainsi qu’une salle de vieilles machines électroniques avec un jeu de voitures et un autre de basketball. Quelques jeunes ont loué des patins et se lancent timidement sur la piste.
Nous décidons de rentrer vers le centre, très fatiguées. La carte que nous avons reçue de l’hôtel n’est vraiment pas à l’échelle et ce que nous avons pris pour une promenade de 5 minutes nous aura pris plus d’une demi-heure sous un soleil de plomb.
De retour au centre, nous croisons Peter ; on se donne rendez-vous pour aller manger des chapatis plus tard.

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A 19h30, après une bonne douche, S. et moi rencontrons Thula, un guide de montagne que nous avions contacté à notre arrivée pour un trek d’un ou deux jours.  Il était alors déjà avec un groupe et ne pouvait donc nous proposer qu’un trek d’une journée, deux jours plus tard. Malgré les prix plus élevés qu’à Hsipaw (une partie du trek se fait à moto), nous décidons de partir une journée avec lui dès le lendemain matin.

Commentaires (1)

  • Bonjour Sophie, me revoilà sur mon projet 😉 et je dois vraiment faire un choix entre trek à Hsipaw ou Kyaukme. Je pense aller dans ces 2 villes mais nous n’avons pas assez de temps pour rester plusieurs jours dans chaque.
    Je ne crois pas avoir lu un article sur ton trek à Kyaukme. Qu’en as-tu pensé ? Quel endroit à privilégier ? Certains ont été très déçus par Kyaukme, d’autres le préfèrent par rapport à Hsipaw, alors, dur dur de choisir…
    Tu avais prévu de prendre un bus de nuit Kyaukme-Inle. C’est ce que tu as fait ? On peut le faire dans l’autre sens ?
    Merci
    Patricia
    ps j’espère que tu t’es complètement remise et que tu peux profiter de Munich 😉

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