Myanmar

Arrivée à Rangoun et vol interne pour Bagan

J’arrive à Yangon (Rangoun) sans encombre. Il y a 1h30 de différence entre Pékin et Yangon, soit 5h30 de plus qu’en France. Il fait chaud et ça fait vraiment du bien après les -10°c de Pékin ! Je n’ai pas choisi de voyager au Myanmar en février pour rien ; après 3 hivers d’affilée en un an, je ne rêvais que de soleil et de chaleur, et je suis servie.

L’immigration se passe facilement malgré l’attente un peu longue. Une photo, un tampon et me voilà sortie. Finalement, c’était une bonne chose d’avoir choisi le evisa (pour en savoir plus sur le evisa, c’est ici).

A l’aéroport de Rangoun se trouve un comptoir pour prendre un taxi « officiel » pour le prix de 7000kyats mais il est malheureusement fermé à cette heure-ci. Il est facile de se faire gentiment arnaquer par les chauffeurs de taxi, notamment lorsque vous venez à peine d’arrivée, que vous ne connaissez pas la monnaie locale ou le culte de la négoce birmane. Je conseille donc réellement de prendre un taxi officiel si le stand est ouvert. S’il est fermé, tenez-vous à un prix, disons 8000kyats soit 8$ est un bon prix et ne vous laissez pas embobiner avec un prix par personne. A Rangoun, on paye au taxi, non par personne !

Si j’avais eu ces conseils à l’avance, je les aurais suivis, mais ce n’était pas le cas. J’aurais aimé partager un taxi, mais ayant passé l’immigration dans les derniers, la plupart des voyageurs étaient déjà partis. En sortant, pas besoin de chercher un taxi… ce sont les taxis qui viennent à moi. On m’annonce un prix de 12$ ce que je trouve énorme compte tenu de ce que N. m’avait envoyé plus tôt par texto. J’essaye de négocier un petit peu mais étant donné mon état de fatigue, je cède rapidement, à 10$ pour aller jusqu’à l’hôtel downtown. Je peux heureusement payer en dollars car étant arrivée à 23:30, tous les bureaux de change sont fermés à l’aéroport. Il y a bien un distributeur mais les frais sont assez élevés.

N. Avait réservé notre hôtel à l’avance, le beauty hotel 2. Il est bien placé près de la pagode Sula, dans le downtown. En soit, il ne paye pas de mine et l’eau chaude fonctionne une fois sur deux mais les draps sont propres et sentent la lessive, il y a du papier toilette et du savon de fournis, une télé, wifi balbutiant et air co dans la chambre et le petit déj est inclus. On n’a pas à se plaindre ! – Je précise que j’ai écrit ceci le 1er jour du voyage. Je vous fais la version après 28 jours au Myanmar : « Le Beauty Hotel 2 est un hôtel qui ne vaut vraiment pas le détour. Chambres propres mais sans charme, les sanitaires, eux, ne sont pas aussi propres que l’on est en droit de l’attendre d’un hôtel de cette catégorie de prix au Myanmar. Certes plutôt bien placé, il profite uniquement de sa présence sur les sites de réservation en ligne. Accueil par le manager à la limite du désagréable. Petit-déjeuner classique et wifi balbutiant. Un conseil : pour cette qualité, préférez-lui un hôtel moins cher qui vous offrira un service équivalent voire supérieur. » Le lendemain, on se lève très tôt pour déjeuner et prendre notre avion en direction de Bagan (Pagan). Nous prenons un petit déj (rien d’exceptionnel), mais le taxi réservé par N. la veille n’arrive pas. On en recommande donc un autre auprès de la réception pour 8000 ce qui est le prix classique vers l’aéroport (compter 7000 depuis l’aéroport vers le centre). En journée, il y a pas mal de trafic et il faut compter 45 min pour s’y rendre.

Nous volons avec la compagnie Golden Myanmar Airlines. Le check-in est vraiment plus qu’étrange… sans compter le fait que nous sommes bien trop en avance en arrivant 1h45 avant le vol, le membre du personnel n’a pas besoin de nos passeports, et ne vérifie donc pas notre identité. Nos valises sont pesées sur de vieilles balances « à grain » puis on nous donne un petit autocollant à coller sur nos vêtements avec le nom de la compagnie d’avion avec laquelle nous voyageons. C’est apparemment pour être reconnaissable mais je n’ai pas réellement compris l’utilité de la chose puisque nous avions chacun notre carte d’embarquement.

boarding pass GMA

Si vous devez prendre un vol intérieur au Myanmar, profitez plutôt de la ville, ou de dormir un peu plus longtemps, plutôt que d’arriver 2h à l’avance. Avec une heure, vous serez larges ! Et puis, entre nous, avant cela, ce n’est même pas sûr que le comptoir soit ouvert. L’attente se fait dans de petites pièces sur des chaises (souvent en plastique), ça ne sent pas toujours le jasmin et il y a rarement de quoi se restaurer.

A Rangoun, le bâtiment est très joli de l’extérieur et le hall d’entrée est tout orné de bois ce qui le rend vraiment magnifique. En revanche, la salle d’attente est très spartiate. On a tout de même une fontaine d’eau potable et ça, c’est plus qu’appréciable ! On en profite pour remplir notre bouteille. Nous avons vue sur le tarmac et sommes littéralement à 10 mètres de l’avion. Néanmoins, lorsque nous sommes appelés, nous effectuons ces dix mètres en bus… Pensent-ils que les étrangers sont paresseux ? Ou serait-ce leur manie de ne jamais marcher ? Tout le monde se jette sur l’avion pour avoir les meilleures places, le placement étant libre. Tant que nous avons deux sièges côte à côte, tout va bien, et si c’est du côté gauche de l’avion pour admirer la vue sur les temples à l’atterrissage, c’est encore mieux. L’avion est plein. Je suis rassurée, il semble vraiment tout neuf.

IMG_20150209_132549148

Pendant le vol, je fais une découverte effroyable : l’écran de mon ipad s’est cassé. N. et moi lui rendons un dernier hommage, mais je suis trop émue pour m’exprimer. Je réprime un sanglot et le serre contre mon coeur, lui susurrant finalement de belles paroles dans le creux de… la prise jack « Je t’en supplie petit ipad chéri, tiens bon, tiens bon jusqu’à la fin du voyage« . On arrive avec 10 minutes de retard. La salle d’arrivée est… eh bien, une salle d’arrivée avec quelques chaises et basta. Les birmans nous amènent nos valises deux à deux dans cette salle. Si vous prenez l’avion au Myanmar, ayez pitié de leur dos, ne chargez pas trop vos valises !

Encore une fois, nous avons pris le bus pour effectuer 5mètres…

Ecrire un commentaire